Cet immeuble qui tuait

Une histoire que m'a inspiré une maison, près de l'appartement que j'occupais, en 2007, à Nantes. Les fenêtres de la baraque étaient murées de parpaings, un grand panneau de promoteur immobilier annonçait que tout allait être rasé, dans les règles de l'art, pour y construire à la place un immeuble plutôt cossu. Je passais devant régulièrement, soit pour me rendre dans le centre-ville, soit parce que je rentrais chez moi et que je me garais souvent aux alentours.

Je me suis dit : "Imagine, tu passes devant cette maison, et une voix t'appelle, de l'intérieur, oh pas une voix de quelqu'un qui demande de l'aide parce qu'on l'aurait emmuré vivant, non, ça n'aurait pas beaucoup de sens - plutôt une voix au ton avenant, féminine si possible, de quelque fantôme autrefois résidant des lieux..." Et bing ! j'étais hanté par des visions qu'il me fallait coucher sur le papier, le soir même ! C'est à peu près toujours comme cela que ça se passe.

Cet immeuble qui tuait est né au 2007, depuis je pense avoir évolué dans mon travail, dans ma façon de raconter, on ne fait jamais que laisser un roman, une nouvelle, en plan, sinon on passerait sa vie à corriger sans être jamais satisfait. Ce texte a été lu par une écrivaine très talentueuse, et grande traductrice aux éditions Bragelonne qui plus est, avec qui j'ai échangé quelques mails, courant 2008 : Mélanie Fazi, une reine du fantastique français. Elle a bien voulu me faire l'honneur de me donner son avis, j'ai pris note de ses remarques, je vous recommande au passage de lire ses nouvelles...

Cet immeuble qui tuait ci-dessous dans son intégralité :