Who is Greg Hocfell ?

 

i(photos : Nathalie Fradet : 2010 tous droits réservés)

    Il s'appelle Greg Hocfell, il est né en 1975, à Fontainebleau, en France, peu importe sa carte d'identité à vrai dire, seule compte l'histoire que vous allez découvrir une fois la page de garde tournée. L'ombres, Attention aux morts, Glyptic,... que lirez-vous ? Peut-être le premier chapitre, à peine un paragraphe, toute l'oeuvre après avoir prétexté un arrêt-maladie ?... Hocfell s'auto-édite, il n'a aucune prétention dans le genre qui est le sien (manquerait plus que ça !), à savoir raconter des histoires, transformer tous ces films qui défilent dans sa tête en mots. "Des histoires de quoi ? Quel genre ?" s'impatientent certains d'entre vous. Des histoires fantastiques, d'horreur, d'épouvante, avec des fantômes, des monstres, des calamités, des gens ordinaires, originaux... "Mouais, rien de bien nouveau là-dedans !" trancheront d'aucuns en pouffant. Oh oui, c'est clair, en tout cas Greg Hocfell s'éclate à écrire ses histoires, et il se dit qu'il n'est pas impossible que quelques uns, voire une horde de lecteurs aux larmes de sang, s'éclateront à lire ce qu'il brode. Ah, une personne lève la main pour une question, au fond de la salle, oui ? "Au lieu de chercher un emploi normal, pourquoi s'être mis à écrire tous ces bordels ?" Hocfell a commencé à écrire des rédactions, comme des millions d'autres gamins à l'école, et puis suite à une énième rentrée scolaire, les siennes ont été lues à d'autres classes, sans qu'il ne sût vraiment pourquoi car c'était un binoclard un tantinet ingrat qui passait un peu trop de temps à rêver, au lieu d'étudier à des fins de trouver plus tard un emploi normal comme vous dîtes... Le professeur de français qu'il avait à l'époque lui a demandé, au début soupçonneux : "Est-ce toi l'auteur de cette rédaction, je veux dire : est-ce que tu l'as faite tout seul ?" Hocfell a opiné, les joues érubescentes à cause d'une timidité maladive. "C'est très bien..." s'est contenté de poursuivre ce professeur, aujourd'hui à la retraite. Avant Greg écrivait des poèmes et de courtes proses, pour lui, dans le plus grand secret, en se demandant quelle branlée il se prendrait si l'idée lui venait de montrer ça à quelque prof, puis après il a pris un malin plaisir à comparer la "rédac'" à une avant-première de film, où les spectateurs affluaient chaque fois plus nombreux, avides ou juste curieux, et il était responsable de tout ce bazar. Chic. ça continue aujourd'hui et autant dire qu'il adore ça. 

Hocfell est souvent - pour ne pas dire tout le temps - son seul correcteur, pas d'équipe éditoriale !, aussi repose sur lui un énorme fardeau, une croix qu'il accepte de porter tout du long du chemin, et même après. C'est sa passion que vous voulez-vous !, en s'auto-produisant, les risques de coquilles, de boulettes, d'erreurs, sont probablement décuplés, probablement, mais, pour un auteur qui doit veiller à tout, le mérite en est peut-être d'autant plus grand, peut-être. Car il existe de nombreux auteurs de talent qui ne bénéficient pas toujours, pas souvent, de piston, de connaissance, de relation, de lien de parenté, familial, avec le monde plutôt élitiste de l'édition. C'est un détail agaçant sur lequel il n'est pas la peine de s'étendre. Un mec comme Hocfell dépense sans compter mais cela ne regarde que lui, le lecteur est ce spectateur qui viendra s'asseoir dans la salle obscure pour oublier ses soucis et repartir en ayant passé un super moment avec un super long-métrage, plutôt que d'avoir bouffé du popcorn trop sucré. Mais bon, à la rigueur Greg Hocfell vous les offre les popcorns, c'est lui qui rince, il n'a pas beaucoup de pognon mais ce costaud grognard, il est généreux !

Hocfell ne vend pas des millions de livres, il ne vit pas de sa plume même s'il vit pour elle, alors il est obligé d'aller bosser, comme tout le monde, et là Greg devient Grégory. Depuis des années, depuis que la loi l'autorise, Grégory complète et trimballe un curriculum vitae sur l'en-tête duquel tous les âges de sa vie ont défilé. Le maniement du transpalette - il connait, l'usine, l'entrepôt, les employés qui ne se posent pas de questions autres que celles du boulot, des deux enfants, du chien et de bobonne, les annonces sans lendemain des agences d'emplois, les promesses des vendeurs de perspectives d'avenir à la télé - il connait ; il est peut-être là le roman d'horreur parfait : l'histoire d'un pauvre type qu'une passion dévore et fait rayonner, et qui est obligé de "gagner sa vie", pour "subvenir à ses besoins". Pour cela, il a même porté une veste estampillée du slogan affable : "à votre service", le temps d'une mission dans un supermarché ; il a livré, il a repeint des salles de classe, il a fait le planton 8 heures par nuit derrière une machine énorme et bruyante, il a utilisé une foreuse, il a massicoté des tonnes de papier, il a préparé des commandes, il a joué les déménageurs, la plupart du temps il a arrêté, et nombre d'employeurs ne comprenaient pas son départ soudain au regard de ces épaules laissant présager une fidélité impérissable, quand bien même le labeur serait lourd.

Grégory redevient Greg sitôt le seuil de son petit appartement franchi, pour poursuivre le chapitre de sa dernière histoire là où il l'avait laissé ; il rédige, il corrige, il lit, il relit, laisse mariner, il reprend, il finalise, il édite.

Après (et même pendant, et même tout le temps), c'est un état d'esprit permanent que de raconter des histoires : tout est à faire ; depuis l'avènement de l'auto-édition sur Internet, les libertés sont multiples, le rythme de production, libre, mais les responsabilités sont devenues monumentales, pour tout auteur qui bosse d'arrache-pied. Hocfell conçoit la couverture, veille à la meilleure mise en page possible, et InsomnicEditions n'existe que pour contribuer aux effets spéciaux qui tendent à éloigner le plus possible de l'amateurisme.

Auteurs, Auteures, vous avez les moyens de vous éditer, la boîte à outils est ouverte, là, sur la dernière étagère, au fond de l'établi, servez-vous ! certains feront des miracles, d'autres cumuleront les brouillons. Face à ces vitrines gavées de "produits culturels" officiels, prenez du recul et faites-vous plaisir, éclatez-vous, ne cherchez pas à plaire. Ayez un bon lecteur, le Lecteur, qui vous fera passer une mauvaise nuit parce qu'il a souligné ce qui lui semblait ne pas coller dans votre dernière mouture ; le Lecteur, qui vous comblera de bonheur en vous pressant d'achever le second tome de votre trilogie parce qu'il a adoré le premier. Vous verrez, une lettre en guise de commentaire, pour vous féliciter, est peut-être un début de réponse à ce pourquoi vous êtes sur cette putain de planète, corrompue par la Finance, les panaches radioactifs, les marées pétroleuses...

Le livre est un objet curieux pour les Traders tant qu'il n'est pas un manuel d'apprentissage sur les transactions économiques, c'est invendable, ça prend de la place, ça demande un effort, ça risquerait de rappeler au Client qu'il n'est pas un cacochyme, un robot mou pour être clair, un aliéné cloné un bon milliard de fois, qui ne serait là que pour ouvrir son porte-monnaie, monter le volume de son baladeur MP3, tuer de méchants bergers magrébins dans les jeux vidéos, télécharger la dernière merde "direct to DVD", et survoler la dernière news "people"...

Un livre est une révolte. Une dissidence. Une voix. Un monde. Une histoire. Un type derrière tout ça, peut-être comme Hocfell, en beaucoup plus talentueux, en beaucoup moins, qui, s'il n'a pas la moindre chance de vivre de sa plume, doit trouver un fichu job pour becqueter, ou se payer les bouchons sur le périph' s'il taffe, tous les matins et tous les soirs de sa vie, sa vie que conjugue à tous les temps de son existence sa Passion, secrète, absolue, ce pour quoi il a été envoyé sur Terre, en compagnie d'un ange, invisible, cerné de mille démons...

le 6 avril 2011

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Face au Nouvel Ordre Mondial

   

    Etrange choix d'illustration que cette vidéo, plutôt habilement montée, sur le discours de Kennedy, détournée pour servir la théorie dite "conspirationniste".

    J'écris actuellement sur cette théorie, à travers ma trilogie Attention aux morts dont seul le premier tome est disponible. Je trouvais ce montage, sur Kennedy, intéressant - faire croire aux gens, aux lecteurs, aux spectateurs, que J.F.K. aurait commencé à dénoncer une mystérieuse conspiration - à l'échelle mondiale - constituée de réseaux vastes et complexes - destinant le monde à l'asservissement de la toute puissance financière.

    Si je crois à cet asservissement ?... Je pense que la chronologie de l'humanité s'est accélérée depuis le 11 septembre 2001, je pense que des sociétés secrètes ont pu fomenter et perpétrer des attentats géopolitiques, je pense que des chaînes de relations (depuis que le mot pouvoir existe) se sont établies entre les empereurs des principales forces économiques, je pense que la machinerie de ces empereurs est en marche, écrasant tout sur son passage et ne laissant dans son sillage qu'une écume de sang, une tranchée fumante où agonisent les populations africaines du monde entier, les peuples tribaux, les Justes qui ne vivent que pour la spiritualité ; toutes celles et ceux qui ne sont pas voués à produire des richesses et à se rendre esclaves et dépendants de ce magma de chiffres d'affaire, seront rendus coupables puis brutalisés jusqu'à la souffrance et la mort.

    Je constate que nous avons abandonné un royaume, celui du partage, qui fait que le moindre oiseau désormais nous fuit. Le massacre des Indiens d'Amérique et le démantèlement des derniers retranchements de leur famille fut le signe avant-coureur de la capacité d'occire tout un peuple qui avait choisi de se consacrer à la beauté étourdissante d'une succession de canyons.

    Le Nouvel Ordre Mondial est la Bête annoncée par nombre d'ouvrages religieux, une Bête que je qualifierais plutôt de Monstre, à plusieurs têtes, aux tentacules interminables, conçus pour les emprises les plus souterraines.

    Des médiocres cherchent sans cesse à montrer du doigt la cause de leur échec, qui fait que leur livre, leur oeuvre, leur voix, peine à aboutir. Cependant on peut réussir et remarquer ces ombres, au bord du chemin, aussi sinueux soit-il, ces ombres qui jubilent devant l'avènement du Nouvel Ordre Mondial, et ces autres, au cerveau nettoyé par un monstrueux courant de pensée, qui opinent et courbent l'échine. Je constate l'étroitesse des comportements humains, chaque jour dans mon environnement, des individus sournois aux attitudes artificielles, où le non-dit est une philosophie sans concept, je constate l'aveuglement de ces malfaisants, éblouis par les joueurs de claquettes qui promeuvent un système où les pauvres sont esclaves (pléonasme) au service absolu de leur négrier gavé d'argent-roi mais sans cesse affâmé, débordant d'une démence silencieuse ; les serviteurs de ce système mené à grand fracas sont omniprésents, ils conjuguent la calomnie, la traîtrise, la médisance, le mimétisme, et surtout la manipulation, avec une dévotion sans cesse renouvelée, et une connaissance de cause savamment éclairée. Ce sont des girouettes très actives sur mon parcours et sur beaucoup de ceux qui me liront, girouettes parfois peu visibles mais omniprésentes ; l'haleine des souverainetés supérieures fait pointer leur flèche en ma direction, quelque soit ma trajectoire.

    Certains résistants essaient de nous réveiller actuellement en criant : "Indignez-vous !", je me permettrais pour ma part de dire : "Prenez conscience !".

    Greg Hocfell, le 9 janvier 2011

à Saint-Herblain

 


Le pouvoir d'être libre

 

 

     L'avènement d'Internet a permis à bon nombre d'auteurs, du médiocre à l'excellent, de trouver un moyen d'auto-publier romans, poésies, et j'en passe. Des années durant, j'ai écrit, laissé reposer, revu, jeté, repris, peaufiné et, enfin, tenté de trouver un éditeur qui, par une nuit d'orage, m'aurait contacté pour me dire : ce que vous avez écrit a été retenu par notre comité de lecture, nous vous proposons un contrat de publication...

 

   Peine perdue... Combien d'heures ai-je passé à tamiser mes textes pour tenter de ne garder que le suc de l'excellence, si excellence il y avait ?, combien de fois ai-je douté ?, peu importe, c'est une histoire de passion, une activité de gosse inassouvissable. Combien de fois ai-je démarché pour espérer trouver une maison d'édition qui accepterait de donner ma chance ? Trop de temps car Dieu que j'ai été naïf : pour réussir à être publié, il est avantageux d'être du milieu, d'avoir de solides contacts dans celui-ci, d'être expressément recommandé par un ponte ou le fils de Untel, ou d'être soi-même l'engeance d'un gros bourdon du lobby littéraire en vogue. Les accueils successifs de mes tapuscrits ont été divers et variés : de la femme d'un éditeur, à demi conquise par un premier jet, à son mari, bon pour refuser à vie ce que je produirais, en partie parce que je livrais un roman probablement trop subversif dans ce paysage actuel délimité de miradors ; des critiques acerbes qui se permettaient de pointer du doigt ma vie personnelle, « vous écrivez ceci, donc vous êtes comme cela » ; d'un éditeur bien loti qui ne tarissait pas d'éloges sur mon travail, tout en dénotant nombre de défauts tout à fait justifiés, et qui se promettait de ne rien me promettre quand la question d'une éventuelle publication survenait...

   Par ailleurs, il y a les rencontres, avec des auteurs bien installés niveau publication, contrat à la chaîne dans de prestigieuses boîtes, avec pignon sur rue et sur Net, des auteurs qui acceptent de vous lire, voire de vous suggérer quelques retouches, mais qui ne peuvent rien pour vos charmantes compositions de novices ; certains d'entre eux, je ne généralise pas, sont juchés trop haut dans leur chaire d'amphitryon lu-et-approuvé pour vous octroyer le moindre doigt tendu (à part le majeur peut-être).

   Après des années d'hypocrisie, certaines maisons d'édition auxquelles vous êtes venu toquer avec courage, chargé d'illusions, mettent enfin un écriteau sur leur lourde porte aux gonds d'or massif : « Les Editions Vouzencul n'acceptent pas de manuscrits ». Lol, disent les djeun's dans ces moments-là. Le masque est tombé, enfin !, mais qu'est-ce qu'on s'en fout à vrai dire. N'acceptent pas, et non pas « n'acceptent plus », ce qui signifie, à fortes chances, qu'ils n'ont jamais pris le temps de toucher la première page de votre éjaculat pour jeter un œil sur la seconde, où s'alignaient les premières lignes de votre logorrhée indigeste. Oui, chers auteurs inconnus qui n'êtes ni « fils de », ni « recommandé après une bonne pipe », les messieurs de la haute ne vous ont jamais répondu que pour vous demander d'acheter un carnet de timbres, histoire que l'on vous renvoie votre caca mou.

   Désormais, les « critiques » journaleux qui gravitent autour de ces messieurs enragent ! Les boutonneux précieux au style pédant fustigent les auteurs qui osent s'auto-publier. Comment ?! Ils vont distribuer eux-mêmes leur truc et commettre le sacrilège d'avoir des lecteurs ?! Eh oui, bande de satanés connards – quelque soit le résultat de ces petites gens qui essaient d'écrire le mieux possible, ils se voient la possibilité d'avoir, au moins, un exemplaire unique de leur travail entre leurs mains, de le ranger avec un sourire en coin sur une travée de leur bibliothèque, près des grands. Peut-être que la chansonnette s'arrêtera là pour eux, peut-être que le destin leur offrira de nouvelles opportunités par la suite, avouez messieurs que cela vous emmerde un peu beaucoup.

   Le Lobby, on s'en passe ; les distributions proposées par les Editions Vouzencul and co, eh bien on peut faire autrement ; grâce au net et à la publication des livres sur demande, l'auteur a le pouvoir d'être libre, de ne plus être dépendant, de se produire seul, avec tous les risques et les avantages que cela comporte ; les réseaux de communications sans fin sont devenus des devantures pleines de surprises, bonnes ou mauvaises.

   J'ai eu la chance de croiser la route d'un éditeur formidable, qui dirige Simpleedition, au Canada, et je salue la puissance de son travail, sa passion pour les auteurs, le fait qu'il m'ait donné la chance du premier texte promu et largement distribué.

   Cependant, je continue les tirages limités pour les ami(e)s, je travaille avec passion, je soigne mon boulot comme il est humainement possible de le faire, j'essaie de contrôler au maximum la réalisation de ces films que je fiche sur le papier ; des erreurs persistent, des coquilles restent incrustées entre les lignes ?... Bien évidemment, je travaille seul à tous les niveaux – je suis mon correcteur, mon graphiste..., le mérite n'en est-il pas plus grand ? Mes livres sont des enfants qui se retrouveront à évoluer dans la vie, détestés d'entrée de jeu par des gens, adorés par d'autres, ils se présenteront avec leurs défauts tenaces et leurs immenses qualités, et bon dieu ce que j'aime mes mômes.

 

Greg Hocfell

 

 

le 18 juillet 2010 à Orvault, sous un ciel splendide.

 


 

 

 

Un beau jour de l'An de grâce 2008, Votre Serviteur demande, poliment, s'il lui est possible d'envoyer L'OmbreS (son premier roman auto-édité) au chroniqueur d'un site plutôt connu dans le « milieu » français du Fantastique. Alors ? Eh bien voilà le type de réponse arrogante de la part d'éditeur-écrivain-critique auto-proclamé, couchant généralement dans les plus belles suites des palaces de l'oligarchie éditoriale:

« Ce n'est pas la peine de nous caresser dans le sens du poil pour voir la critique de votre livre émerger sur notre site. Tout d'abord, parce que nous n'avons pas de poils, et deuxièmement, parce que nous ne nous intéressons qu'à la qualité des livres, pas à celle de notre poil (que nous n'avons pas). Je suis allé faire un tour sur le site de votre "éditeur"... qui n'en est pas un et où votre roman n'est pas encore répertorié. Et cela m'a vraiment fait peur. C'est du compte d'auteur. En gros, du vol étant donné les prix pratiqués, mais bon... Si les gens veulent payer... C'est leur droit. Ce qui m'effraie, pour vous, c'est qu'étant donné que ce n'est pas un éditeur, mais un imprimeur qui pratique des tarifs exhorbitifs, il n'existe aucune directeur de collection, personne pour vous conseiller. Je ne sais pas ce que vaut votre roman, mais nous ne sommes pas là pour le corriger, mais pour en faire une critique littéraire ou une chronique. C'est pour cela, qu'en règle générale, nous ne critiquons pas les comptes d'auteurs, parce que c'est envoyer l'auteur et son livre au cass-pipe. Néanmoins, si vous souhaitez tenter le coup, je tiens à vous préciser que nos critiques sont ou (et ce "ou" est inclusif) auteurs, ou journalistes, ou enseignants, ou essayistes et que, par conséquent, votre roman sera placé sur le même plan d'égalité que des romans de chez Bragelonne, Plon,10/18ou Flammarion. A vos risques et périls. »



Réponse de Greg :

Bonjour ,

Tout d'abord, je n'ai jamais caressé dans le sens du poil qui que ce soit. J'ai cherché à trouver un journaliste ou un critique assez sympa pour m'accorder une réponse favorable. Ensuite, en parcourant un peu mieux le site de mon "imprimeur", vous auriez compris qu'il n'était nullement question de compte d'auteur mais d'auto-production où le livre est fabriqué à réception de la commande, l'auteur ne verse pas un centime pour sa fabrication, il y a un reportage en ligne de RMC fort intéressant sur TheBookEdition qui confirme que c’est une autre formule d’édition.

 Je sais que vous êtes là pour faire tourner le business de vos amis les "grands" éditeurs, dans le microcosme parisianique embourgeoisé, cependant, avouez que cela vous embête : des auteurs, qui en ont marre d'envoyer leur texte à ces "grands" éditeurs et de ne jamais être lus, ont désormais la possibilité de s'auto-produire, à travers des formules autres qu'une escroquerie éditoriale, et que ces mêmes auteurs trouvent un public, via une promo qui peut être un blog, un site, une correspondance. L'auteur doit tout gérer, comme un musicien qui devient ingénieur du son et producteur, c'est effectivement à ses "risques et périls", et ces derniers sont de taille, mais c'est d'autant plus une entreprise courageuse et louable.

Vous dites, je vous cite : "je tiens à vous préciser que nos critiques sont ou (et ce "ou" est inclusif) auteurs, ou journalistes, ou enseignants, ou essayistes et que, par conséquent, votre roman sera placé sur le même plan d'égalité que des romans de chez Bragelonne, Plon, 10/18 ou Flammarion. A vos risques et périls." Eh bien, je n’en demandais pas moins, ô grand critique littéraire dont les ouvrages sur l’imaginaire "font autorité". Un détail aussi : de grands zéditeurs sortent de vraies merdes, pardon : de vrais cacas mous (je parle à un Docteur en Lettres) et dieu sait si j’en ai lu ; a contrario de grands zéditeurs m’ont permis de découvrir ce qui allait devenir mes livres de chevet.

Je vous enverrai mon livre ; peut-être vous défoulerez-vous en brossant un article incendiaire avec votre plume trempée dans le Lotus Noir, peut-être. Sachez que je me suis éclaté à écrire cette histoire, sachez qu’elle comporte probablement des maladresses qui vous feront secouer négativement la tête, le feu aux joues, du haut de votre chaire céleste.

Vous pouvez envoyer cette missive en double à vos collègues, pliée en dix pour faire un marque-page pour mon livre.

Cordialement,

Greg.

Date de dernière mise à jour : 12/10/2011