La nue merveilleuse, la petite histoire...

Internet permet des rencontres du 4ème type, 5ème, 6ème, énième type ? En tout cas, La nue merveilleuse est née d'une conversation via un tchat ; une charmante jeune femme s'est retrouvée à discuter avec moi, un jour où j'essayais, peut-être pour la seule fois, d'aborder des gens sur un de ces "salons" pour voir comment ça bougeait tout ce petit bourbier masqué. Nous l'appellerons Adeline, puisque c'est son véritable prénom mais nous tairons bien évidemment le patronyme car je pense que tout le monde s'en fout et que cela n'est pas vraiment recommandé dans ce monde de mystère et de crime.

Adeline m'a parlé d'elle, je lui ai parlé de moi, nous avons de suite été dans le registre de la cordialité, sans aucun sous-entendu et la conversation a battu son plein sans tarder, montant crescendo. Par la suite, ma jeune interlocutrice m'a décrit son bled, l'archétype de la population locale, non sans humour et entrain, et puis la ruine qui hantait sa commune, du haut de son tertre rocailleux... Ah ? mon attention s'est focalisée sur ce "détail", surtout lorsque ma tchatteuse m'a appris que pas mal des plus anciennes maisons avaient été construites ou achevées avec les vieilles pierres de ce donjon séculaire chargé d'une Histoire encore inconnue, dans les douves duquel les meilleurs archéologues tâtonnaient encore.

Chouette, me suis-je dit, j'ai le bois, plus qu'à faire une jolie pièce d'ébénisterie. Laquelle ?, arf, on va bien voir, le bois est de qualité...

Je crois que j'étais encore à rédiger le troisième tome de Attention aux morts. Tant pis, j'allais me rendre sur un second plateau de tournage. J'ai commencé à écrire l'histoire d'une fille qui racontait son patelin, etc., en essayant de reprendre quelques anecdotes de mon interlocutrice, je dis bien : quelques, le reste est sorti de ce que l'on appelle l'imagination, la mienne en l'occurrence, mouhaha.

J'ai écris à la première personne, et cette première personne du nom de Héloïse m'a communiqué une véritable énergie, je me suis passé en boucle la BO de Eyes Wide Shut (honte à vous si vous n'avez pas vu ce joyau !) et j'ai vu avec une netteté saisissante mon héroïne marchant lentement vers le tertre et le donjon en ruine...

L'histoire a vite noirci le papier, j'ai écrit avec ma plume préférée (sans déconner : une vraie de vraie : une plume calligraphique, nom de nom !) pas d'ordi pour cette fois, et mon sujet m'a bien imprégné, des jours durant ; la suite des idées venait quand je roulais sur le périph', chaque fois, alors que le lecteur CD passait l'OST... D'excellents souvenirs que cette longue nouvelle, je l'ai éditée hors d'un recueil, elle était une fleur qui ne pouvait souffrir d'être en bouquet. Voilà pour la p'tite histoire, Fidèle Lecteur (trice) ou Fidèle Lectrice (teur), sur ce - passe une bonne nuit (rire démoniaque qui tue).