Ce ne sont pas les petits boulots qui manquent sur mon CV, celui que je présente quand il se fait faim et que je n'ai pas d'autres choix que de trouver un job. Aussi, courant 2008, j'ai pu travailler au Centre Hospitalier Universitaire de Nantes.
J'ai pu me perdre à loisir dans le dédale du plus grand hôpital de Nantes et de sa région. Les agents d'entretien employés dont les principales fonctions étaient de déposer les armoires de repas aux étages, ne manquaient pas de courage, de dévotion, en un mot, de professionnalisme. Ce C.H.U. était une fourmilière, un réseau de couloirs éclairés par des tubes fluorescents dont la lumière crue semblait vieillir les visages chaque jour un peu plus. Je me suis dit que l'on aurait bien confondu les vivants et les morts si ces derniers avaient choisi de sortir de la morgue, ah ! la morgue ! au fond du couloir, à gauche - un endroit que pas un employé n'approchait. Anecdote macabre en passant : je me rappelle être sorti d'un ascenseur, d'avoir commencé à suivre un couloir interminable, et d'avoir croisé soudain deux infirmiers sur le chemin de l'institut médico-légal, le visage fermé, poussant devant eux un brancard, un drap blanc déposé sur une petite forme qui n'avait pas plus d'une dizaine d'années...
De ce "décor" de travail en sont sorties les premières pages de Attention aux morts, avec comme acteurs de nombreux personnages, pour contraster avec mon précédent opus, L'ombres. En effet, je sortais d'un huit-clos pour mettre en scène pas mal de monde ! Attention aux morts est le premier épisode d'une trilogie, probable qu'à l'heure où vous lisez ces lignes les deux autres tomes sont sortis ; jamais je n'aurais pensé que cette aventure m'entraînerait aussi loin pour y trouver un terme des plus déroutants !
Bonne lecture si un détour par l'hosto vous branche, et bien plus encore !